Atelier de cuisine et de photographie gastronomique, par Kanyakrit Vongkiatkajorn

Combien de temps faut-il pour préparer un repas gastronomique?

La réponse : trois heures.

Le lundi 7 Mars j’ai eu l’opportunité d’assister à un atelier de cuisine au Lycée Hôtelier Guillaume Tirel pour prendre des photos. L’atelier faisait partie d’un projet de design et cuisine avec une autre école de design à Paris. Chaque étudiant de Guillaume Tirel avait un partenaire de l’école de design, et ensemble, ils créaient des nouvelles recettes de cuisine française traditionnelle avec un important changement : chaque plat doit pouvoir être mangé à la main.

L’atelier était donc très intéressant et vivant. Les étudiants ont travaillé pendant toutes les trois heures de l’atelier, sans pause, pour arriver à un produit final qui est très, très petit, mais extrêmement nouveau. J’étais très contente d’avoir vu les étudiants en train de cuisiner et travailler, et bien sûr, de comprendre comment est faite la gastronomie française.

Texte et photos : Kanyakrit Vongkiatkajorn

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La danse Butô, par Brittni Zotos

Dans une conférence proposée par Françoise Jasmin et le Vassar-Wesleyan Program à Paris le Jeudi 10 Mars 2011, nous avons échangé autour de la danse Butô, de son origine et de la notion d’Avant-Garde.
Quelles sont les origines de cette danse ? Françoise explique que le Butô aurait pu naître partout, il existait avant mais il a été mis en lumière au Japon, dans le contexte d’Hiroshima. Ses deux fondateurs pionniers sont
Kazuo Ohno et Tatsumi Hijikata. Le Butô se développe dans la reconstruction, la revalorisation de la personne et un retour au bon sens, ce n’est pas un style de danse mais une vision de la vie. Lorsque l’on danse le Butô, on s’adonne au mouvement libre pour revenir à un état ​​d’esprit sincère et constructif. En comparaison il y a d’autres danses qui sont fondées sur un mouvement plus artificiel. Dans ces genres de danse qui utilisent la notion de chorégraphie dans son sens le plus rigide, le mouvement libre, c’est à dire le mouvement sincère est limité.  Françoise a introduit le terme « El duende », lequel décrit la force et le talent qu’il y a dans chacun d’entre nous et auxquels la danse Butô fait appel. Nous avons discuté un peu du lien entre la danse Butô et le Flamenco, qui permet aussi de mieux comprendre la notion du « El Duende ». Lorsque l’on danse le Butô, on s’engage dans une expression naturelle qui n’est pas forcée car elle est issue d’un mouvement d’adaptation. Ce type de mouvement montre et fait prendre conscience de la puissance du corps, c’est le vrai mouvement qui permet de retrouver une estime de soi, une mise en valeur et une reconnaissance de soi. Souvent, les gens se définissent par les métiers. Mais la position professionnelle n’est pas ce qui construit la personne. Ce qui construit la personne c’est l’esprit, l’état d’esprit. On peut découvrir ou redécouvrir cet état de bon sens lorsqu’on danse le Butô. Donc, ce faisant, la Danse butô améliore nécessairement les relations humaines qui ne se construisent que sur la base de la reconnaissance de soi et des autres. Dans les entreprises, la danse Butô serait un moment fondamental pour améliorer les relations humaines, l’engagement et l’esprit entrepreneurial car elle amène un état d’esprit naturel, humble et la perception de soi et des autres. De plus, prendre en compte le corps, élément fondamental de toute vie humaine, de toute acceptation de soi, est indispensable.  Nous sommes dans une société qui développe le mental mais le corps qui est laissé de côté ou mal pris en compte, voire souvent blessé, se manifeste tôt ou tard et pas toujours de la bonne façon. Nous avons mis en lien ce concept de la danse Butô cité précédemment en mettant en lumière le fait que la Danse Butô est avant gardiste dans le sens où, elle est en avance sur son temps par le simple fait qu’elle rappelle les évidences, propose un retour au bon sens en mettant de côté ce qui est prôné aujourd’hui, c’est à dire l’innovation à tout va, sans sens, en faisant appel à des situations crues, imaginaires ou fantasques, voire technologiques, en mettant de côté les fondements de la nature humaine et la nécessité que l’artiste a de participer à l’évolution des mentalités.
Bien sûr, nous pouvons dire que le Butô a été inspiré par des mouvements avant-gardistes occidentaux mais il semblerait plutôt que ces derniers aient été des exemples qui ont mis en lumière le bon sens universel et autorisé les personnes qui étaient dans le même état d’esprit à aller jusqu’au bout de leur Art.
Françoise Jasmin, dans sa démarche, prône un retour aux vrais fondements de cette danse qui a parfois perdu de son essence au profit d’un esthétisme artificiel.

Texte : Brittni Zotos, Françoise Jasmin, Aurélie Pras

Photo : Human Dance

Note : Brittni Zotos, étudiante du VWPP, effectue un stage de communication à l’école de danse Human Dance. C’est dans le cadre de ce stage qu’elle a organisé la conférence de Françoise Jasmin à Reid Hall.

Cours de pâtisserie « Art Macarons » par Yu

Le 11 février j’ai assisté à un cours de pâtisserie à Art Macarons où j’ai appris comment faire des macarons ! C’était une opportunité merveilleuse pour moi, parce que j’aime beaucoup les macarons, et c’est aussi un dessert que la plupart des gens considèrent comme « typiquement français ». Une autre chose importante à comprendre sur les macarons c’est qu’ils sont très difficiles à faire ! Le résultat dépend plus des techniques et de l’expérience que des recettes. Donc, c’était une expérience très instructive, et j’espère qu’un jour je pourrai faire des macarons moi-même.

En outre, si vous aimez beaucoup la cuisine et les pâtisseries, je vous recommande de visiter les magasins spécialisés comme G. Detou, A. Simon, La Bovida (près de Châtelet-les-Halles) où vous pouvez acheter plein de choses pour la cuisine. Les patrons sont souvent très sympa et peuvent répondre à toutes vos questions, etc. Il y a, bien sûr, beaucoup de magasins comme ça à Paris, et c’est une bonne expérience pour regarder tous les matériaux nécessaires pour les cuisines et pâtisseries française.

Texte et photos : Kanyakrit ‘Yu’ Vongkiatkajorn

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Dégustation de fromages à la Fermerie, par Akari

Récemment, nous avons eu la chance d’assister à une dégustation de fromages à la fromagerie « La Fermerie ». Le lieu était incontestablement français, avec un grand mur recouvert de bouteilles de vin, et notre guide pour la soirée, le fromager Charles Varin-Bernier. Il commença par expliquer le procédé de fabrication du fromage et les différences entre les diverses sortes de fromages issus des différentes régions de France. J’ai pensé que pour la plupart de nous, les fromages étaient inconnus et peut-être (du moins selon moi) effrayants. Comment mange-t-on les fromages moisis, durs ou piquants ? Évidemment, c’était un challenge pour mon palais peu raffiné, mais heureusement Monsieur Varin-Bernier a très bien expliqué comment se déguste un bon fromage. Nous avons goûté une dizaine de fromages, en commençant par le plus doux. Nous devions d’abord sentir les fromages et analyser leur odeur, et puis nous les goûtions par petits morceaux. C’était important de manger lentement et d’apprécier les saveurs, et chaque fromage était servi avec un vin adapté qui soulignait encore plus les subtilités de chaque fromage. Les fromages que nous avons goûtés sont les suivants :

Avec du vin rouge (fromages doux à peu forts) :

–    Reblochon (Fabriqué en Savoie – très doux, avec des senteurs de cuir)
–    St. Nectaire (Fabriqué en Auvergne – très doux et une croûte qui évoque la terre)
–    Pont l’évêque (Fabriqué en Normandie – une région généralement associée au Camembert – un fromage blanc ou orange, âgé de 4 ou 6 semaines)
–    Brie de Meaux (Fabriqué en Ile-de-France, ce fromage était beaucoup plus savoureux que le brie du supermarché – il était plus salé mais aussi assez amer)
–    Comté jeune (Fabriqué dans le Jura, 1 an d’affinage – assez sucré et dur, avec une petite croûte)

Avec du vin blanc (fromages forts à très forts) :

–    Comté vieux (Fabriqué dans le Jura, 2 ans d’affinage – très différent du comté jeune, ce fromage était granulé et plus piquant)
–    Chèvre d’Anjou (Fabriqué en Anjou – un chèvre jeune qui était très frais et crémeux – et mon favori !)
–    Sainte Maure (Fabriqué en Touraine – un chèvre vieux, très dur et plus salé, avec un trou au centre)
–    Cantal/Laguiole (Fabriqué en Auvergne, à pâte pressée en forme de cylindre, très piquant)
–    Roquefort (Fabriqué dans Plateau Méditerranéen et le plus piquant et fort des fromages, faussement doux et avec beaucoup de moule)

La dégustation était très instructive, amusante, et nous a donné envie de continuer à goûter aux fromages français jusqu’à devenir de véritables connaisseurs !

Texte : Akari Anderson
Photos : Cécile Ehrhart

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Paris par Carlos

Carlos est un étudiant de Amherst qui a passé un semestre à Paris au sein du VWPP au printemps 2010. Durant son semestre, il s’est inscrit à des cours de photographie et nous fait découvrir sa vision de Paris à travers ses photos.
Photos: Carlos Sabatino Gonzalez